12 Şubat 2021 Cuma

L'utopie littéraire de Borges, par G.Genette (le devoir pour l'examen no.1)

Le sujet en question qui a été examiné par Borges, est proche à l’intertextualité avec l’approche joliment genettienne. Dans cet extrait j’ai essayé d’expliquer en bref l’idée de Borges et l’approchement de Genette. (Figures I, Gérard Genette)   


Des questions permanentes de tout champ littéraire sont prises en main par Genette, cette fois avec un argument de Borges: qu’est-ce que la littérature? Qui est le lecteur et l’auteur et quelles fonctions ont-ils? Borges propose ce point de vue: “On a établi que toutes les œuvres sont l’œuvre d’un seul auteur, qui est intemporel et anonyme.”

Selon Borges, toutes les créations littéraires forment un champ d’inspiration, c’est-à-dire une utopie totalitaire, dont chaque œuvre bénéficie. Ce point de vue secoue la compréhension classique. Cette tendance classique perçoit une œuvre comme un produit imaginatif d’auteur. À l'occasion de cette tendance, afin d’analyse une œuvre certaine critique se referait à la vie de l’écrivain. L’écrivain perd son “autorité” en tant que figure paternelle et est devenu un simple transposeur. Sa vie personnelle ou son identité ne peut avoir un impact sur la fiction. L’écrivain et le lecteur existent pour seulement faire exister la littérature. Et Borges trouve un écrivain pour ce l'univers moniste: tous les écrivains sont des écrivains de n’importe quel livre. En excluant l’autorité, il supprime le contexte historique, l’analyse d’une époque, les effets sociologiques et il brise la temporalité. S’il n’y a pas de chronologie, on ne peut pas parler d’un écrivain postérieur ou précurseur. Nous nous affranchissons de la domination de l’écrivain : nous ne devons pas penser les intentions de l’écrivain, nous ne devons pas chercher sa personnalité dans le livre, une œuvre peut être considérée sans son auteur. Exclure le facteur de l’écrivain en tant qu’une autorité, il nous libère afin de penser autrement sur la littérature. Toute œuvre et universelle et il existera après la mort de son écrivain. Cet universalisme indique l’importance de la participation du lecteur, la personne laquelle va trouver soi-même, en tant qu’un être humain universel, dans les œuvres.

Un livre est toujours dans la relation avec d'autres livres, et chaque époque, il sera interprété par des lecteurs selon la littérature de leur époque. Sa signification n’est pas éteinte, il ne s’épuisera jamais. Ainsi la littérature est toujours dynamique, elle évolue sans cesse ; elle est universelle, intemporelle et impersonnelle. Une lecture est influencée toujours par un autre livre différent, notre perception sur un certain livre se forme avec un autre livre ; qui est en fait, lui-même aussi, influencé par un autre œuvre. Cette confluence change le passé et le futur constamment, chaque époque comprend une œuvre différemment. Borges trouve que ce mythe est plus susceptible à comprendre la littérature que “notre science littéraire” car il semble de penser qu’on ne peut pas définir la littérature “définitivement”. Tous les auteurs sont un seul auteur parce que tous les livres sont un seul livre, d'où suit encore qu'un seul livre est tous les livres.

Je vais essayer d'expliquer mon point de vue sur trois axes : la littérature, le lecteur, et l'écrivain. En commençant par la littérature, je considère quelques méthodes de critique et structuraliste. Par exemple la méthode critique de Saint Bévue et ses variations que nous faisons notre analyse avec la vie d'auteur. Ses difficultés ont déjà été évoquées par Proust et d'autres critiques, mais je crois que c'était un processus naturel pour penser que la vie de l'auteur est importante. Comme nous voyons dans le monstre de Frankenstein ses échecs, les anciennes méthodes essayaient de voir les échecs ou les réalisations possibles de l'auteur, parce qu'il était le créateur. Il était crucial de trouver les traces de la créativité de l'auteur, parce que si nous les trouvions, nous aurions pu comprendre ce qu'est la littérature. Mais leurs erreurs ont été les suivantes : prendre un livre comme une autobiographie d'un écrivain. C’est vraiment gênant et c'est un coup fatal à la créativité. bien que je ne veuille pas dire qu'une autobiographie n'est pas créative, il s'agit néanmoins d'une fiction, pas d'un texte historique. Les pensées et la vie personnelles peuvent être suivies dans le livre, ce qui est absolument utile dans une certaine mesure. Mais si nous essayons de comprendre le livre dans son ensemble avec lui, alors nous essayons de dire qu'un écrivain n'a rien d'autre à faire que d'écrire lui-même et que les écrivains n'écrivent qu'eux-mêmes. Proust conteste cette théorie en disant que moi social et moi créateur sont différents. Idéalement, un écrivain n'écrit pas avec son ego, et plus il s'oublie pendant l'écriture, plus le livre sera créatif. Je suis conscient que le concept d'ego est discutable en littérature, avec la psychanalyse et les surréalistes, mais je ne vais pas argumenter leur point de vue ici maintenant.

Pour un lecteur compétent, la vie d'auteur ne devrait pas être importante de toute façon. La vie personnelle de l’auteur pourrait être amusante et intéressante au maximum. Mais Borges essayant de faire quelque chose de différent, il dissipe le concept d'auteur, et il ne donne pas à la littérature une existence autonome. Pour lui, il y a un concept coexistant dans la littérature. Tous les livres qui ont été écrits sont en relation les uns avec les autres, et en même temps, ils sont en relation avec, par exemple, un livre qui est en train d'être écrit en ce moment et qui est en train d'être lu. J’entends les échos de l'intertextualité et Opera Aperta de Eco: une théorie poststructuraliste un écrivain postmoderne. Ainsi nous avons quitté l’ère de la critique autobiographique. Cependant il semble que dans les temps modernes l’auteur doit mourir, et ici disparaitre, dans la plupart des versions de critique littéraire. Je vais essayer d’expliquer le mythe de Borges dans la cadre de l’interprétation, du sens et de l’intentionnalité. Je voudrais de montrer dans le cadre de la théorie de Barthes “l’auteur est mort” à tel point qu’ils se ressemblent et pas du tout.

Toutes les théories sur l’auteur et le lecteur impliquent une certaine réflexion de l’interprétation. Au contraire à la signification, le sens d’une œuvre est un élément stable. La signification peut changer au cours d’histoire, elle est ouvert et susceptible a l’interprétation d’après les contextes différents. Par exemple une comédie de Molière ne nous dirait plus rien, parce que il y a aucun rapport entre son contexte d’origine et le nôtre, ce n’est point qu’il n’en conserve pas moins son sens et sa signification originel. L’intention d’un auteur peut former le sens, mais l’interprétation d’un lecteur relevé de la signification. Comme le langage est fluide et constamment emprunté et interprété différemment par différents individus, il ne peut jamais y avoir de sens fixe singulier car ce que l'auteur dit et ce que le lecteur lit peuvent être entièrement différents. Les lecteurs appliquent donc le sens, et non les auteurs, car une fois le texte publié, l'auteur n'a plus aucun contrôle sur la direction du texte. L'auteur fonctionne essentiellement comme un moyen de catégoriser les œuvres littéraires, de sorte qu'en découvrant ce qu'est l'auteur, le texte peut commencer à être expliqué. Même avec la catégorisation, l'écriture pose toujours un flux infini de significations. Selon Barthes, pour qu'un texte ait un sens, l'auteur doit mourir et le lecteur doit naître. Ce n'est pas l'auteur qui décide comment un texte doit être lu ou quel sens général doit être tiré d'un texte. Il peut suggérer un sens, ce qui peut influencer l'interprétation du lecteur, mais le pouvoir de déchiffrer le sens appartient en fin de compte au lecteur.

A mon avis, ce mythe de Borges qui exclure l'auteur est stimulant. A propos du sens, en occurrence, il signale le lecteur. Au contraire de l’intention de l’auteur qui forme un livre dont on parle, chez Borges un livre ne peut pas avoir un sens tout fait. Il n'a pas mentionné l'intention de l'écrivain parce que son intention est faite par la littérature d’avant il commence à écrire et s’il s’agit d’une intention, ce sont les intentions et dans la même temps, l’intention de la littérature. L’écrivain est encore vivant chez Borges, mais il est anonyme. Il perd son autorité, c’est vrai, et il est hors de l’histoire mais il existe en tant qu’un figure moteur. Il n’utilise pas sa personnalité mais il nourrit d’une mémoire collective du monde littéraire dans lequel il va trouver son inspiration.  En outre, Borges mentionne d’un seul auteur et d’un seul livre ; ils sont également les auteurs et les livres. Quand un seul auteur écrit un livre, il ne le compose pas tout seul, le livre se forme par le passé, par tous les livres qui existe jusqu’à ce moment. La notion qui semble identique chez Borges est le lecteur. Si l’auteur est un moteur, il est la flamme. La réalisation de cette utopie a besoin de lecteur pour qu’elle interprète la signification. Il va produit le sens qui ne peut pas exister sans lui. « Le sens des livres est devant eux et non derrière, il est en nous. » 

Selon moi, on peut dire cela : Borges est un vrai homme de lettre. La chose très intéressant pour moi qu’il change la place de l’auteur comme Barthes mais en plus de cela il le protège. Il dépossède l’individualité de l’auteur qui est considéré comme un figure inséparable d’un texte littéraire pour le bien littéraire. Ce sont des points vraiment emblématiques au regard du rapport entre poststructuralisme, la critique littéraire et la littérature.


                                                                                Gizem Aktaşlı

Hiç yorum yok:

Yorum Gönder