9 Mayıs 2020 Cumartesi

Une élégie pour une pierre esseulé


Un temps extraordinaire dans la cité antique d’Assos. Je pense toujours que le temps a l’habitude d’être aussi émerveillé quand je me sens mal. Soit-il pour me rend bonheur, soit-il pour me moquer, on ne sait rien sur les faits du Dieu. De quel dieu je parle ? Aujourd’hui, c’est la déesse Aphrodite que j’adresse.
La vue est époustouflante. Vous pouvez presque deviner ce que Aristote avait ressenti pendant qu’il était ici. Si vous regardez par ici, par le roc celui qui je m’asseye, devant moi il y a un paysage marin tout bleu. Au loin, la silhouette de Lésvos apparait, avec la brume blanche et nébuleuse sous son pied qui ressemble à la neige. Je contemple ce panorama parfait en étant fasciné. Seulement cette brume blanche marque les confins de la mer et du ciel, si elle n’existe pas, on ne peut pas remarquer ou le ciel finit et la mer commence. Un bleu infini peut vous dévorer. Ici, tout le chose semble bien proche, et dans le même temps, semble si loin, si petit. Mais je ne veux plus me sentir moi-même.
Je m’allonge sur un roc épuisé. Peut-être autrefois il était la part du temple de derrière moi. Puisque je le touche en caressant ses fentes rugueuses, je perçois qu’il restera ici éternellement, alors qu’il n’y a plus de voix familière sauf celle de la nature, ni de musique, ni de poème…une éternité avec les nuits qui passent silencieux. Cette fatalité lourde… Ses blessures sont l’effet du temps et de la déréliction, je voudrais que mes larmes puissent écouler fraternellement sur lui.
Je tends oreilles aux gémissements du roc, et parmi ces plaintes, je commence entendre et partager avec lui cette connaissance seul entre nous, la voix de la nature. Le frémissement des arbustes, le sifflement des insectes, le chuchotement du vent qui nous porte les senteurs. « Qui, mon frère, t’a fait injure ? ». Je sais ce que c’est de se sentir abandonné. Toi et une part de moi, nous resterons ici ensemble pour toujours, sans bouger. Car nous ne sommes plus indivisibles, nous sommes arrachés.

Gizem Aktaşlı

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