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Ⅰ - Vous
êtes à Lesbos, une île qui se situe au milieu de la mer pourpre, qui se
baigne avec la lumière rayonnant du soleil. Hélios, le dieu qui est couronné
d’un auréolé solaire, le conduit chaque jour. Les vents violents et
inlassables passent autour de cette ile en transportant les odeurs de
milliers des fleurs et des fruits frais des arbres…et en quelque sorte, celle
d’une certaine personne…
Si vous vous rappelez d’elle, passez à Ⅱ.
Si elle vous manque, passez à Ⅳ.
Ⅱ-Vous vous asseyez sur le sol de la cour d’une temple
rose clair. Loin de coin où vous êtes,
il y a quelques personnes qui chantent à voix basse. Cette élégie touche à
votre cœur. En regardent à la mer enragée, vous vous rappelez une mémoire
lointaine. C’est une image qui se glisse à votre esprit où elle chantait la
même chanson.
Si cette chanson est pour Aphrodite, passez à Ⅲ.
Si cette chanson est pour Héra, passez à Ⅳ.
Ⅲ- Le minois d’elle était blanche comme les écumes. Les paillettes sont
parsemées sur ses boucles aurore. En passant de sa clavicule, vous fûtes
arrivés à sa poitrine chaleureuse et affectueuse qui soulève avec les aromes
plus irrésistibles. Mais c’était il y a bien longtemps que vous la teniez
dans vos bras. Elle est avec quelqu’un d’autre maintenant. Même si vous
pouvez la voir chaque jour, elle est déjà si éloignée…
Vous sentez la jalousie dans votre cœur passez à Ⅴ.
Vous sentez le chagrin dans votre cœur passez à Ⅵ.
Ⅳ- Vous vous couchez sur le lit en écoutant les mélodies de lyre qui
viennent de lointaine. Vous n’êtes pas sûr qu’elles appartiennent à
l’instrument elle-même ou à votre cœur. Le son des ondes rigoureux résonne
dans votre esprit comme un augure des dieux. Avec une douleur mordante, la
mémoire du jour funèbre de son départ vous poignarde encore une fois.
Si vous espère qu’elle n’était pas partie jamais,
passez à Ⅲ.
Si vous espère qu’elle retourne pour vous, passez à Ⅴ.
Ⅴ- Vous vous levez pour aller à la fenêtre. La vue connue de cette île
était toujours apaisante, mais ce n’est pas si maintenant. Comment peut-elle
l’être, puisque la couleur de la mer est la même que celle de ses yeux ? Ce
ne sont pas ses murmures que vous entendez dans les marées ? Et le vent, lorsqu'il
touche votre peau, comme la façon dont il touche votre visage avec ses doigts
si fragiles et si doux ? Être une ombre brumeuse en Enfer est plus soutenable
que vivre dans cette île qui lui ressemble…
Vous priez à Aphrodite pour qu’elle vous retourne.
Si oui, passez à Ⅵ.
Vous êtes blessé parce qu’elle ne prête aucune
attention à votre condition désespérée. Si oui, passez à Ⅶ.
Ⅵ -Vous avez écrit “L’ode à l’aimée”.
À
propos de la traduction en turc de cettes poèmes, regardez ici : Homeros’çu ilahilerden Pindaros’a Arkaik YunanŞiiri Antolojisi.
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9 Mayıs 2020 Cumartesi
Quand Sappho a décidé de participer à L'oulipo
Les fleurs de la fatalité ou Les esquisses du sens
Dans la mythologie
grecque, Écho (du grec Ἠχώ, "bruit répercuté", "rumeur qui se
répand") était une oréade, une nymphe des montagnes, qui vivait sur le
mont Cithèron. Pour avoir aidé Zeus à tromper la jalousie d'Hera sa femme, elle
encourut la colère de celle-ci et fut condamnée à ne plus pouvoir parler, sauf
pour répéter les derniers mots qu'elle avait entendus. Tombée amoureuse de
Narcisse et incapable de lui faire part de ses sentiments, elle mourut de
chagrin. Le mythe, connu principalement dans l'Antiquité par la version du
poète latin Ovide, donne lieu à une postérité abondante aux époques
ultérieures.
Écho ne ressent pas de colère, au contraire elle aime encore plus le beau
Narcisse. Elle continue à le suivre de loin, sans se montrer. Elle l'observe
tandis qu'il se penche sur l'eau immobile, fasciné par la perfection de ses
propres traits. Et quand, après s'être contemplé une dernière fois, il meurt en
disant : « ô merveilleux jeune homme, je t'ai aimé en vain,
adieu ! », elle répète après lui « Adieu ! ». Une fois
Narcisse mort, consumé par un amour impossible, Écho le veille en pleurant.
Bientôt Écho est prise à son tour d'une langueur fatale. Sa beauté se
fane, sa peau se dessèche et ses os se changent en cendres. Aujourd'hui, sa
voix est tout ce qu'il reste de la pauvre nymphe Écho.
…

Je me
rappelle tout : j’accompagnais les lyres et je chantais, je dansais
joyeusement. Ma voix embaumait l’air avec le vin moelleux. Ils m’adoraient
l’harmonie de ma voix « Chante, Écho, chante encore ! Ta voix vient à nos
oreilles comme une goutte dissoute en miel doré qui tombe du soleil ! ».
Si
seulement j’avais utilisé ma voix pour chanter, j'aurais pu me tirer d'affaire.
Mais le don de dieu m'a été enlevé par un autre dieu. Et maintenant, je ne suis
qu’une image obscure, une silhouette de Narcissos jadis bien aimé, une chair
muette qui a deux oreilles jalouses.
« Parle
Narcissos, parle de moi un peu ! Je voudrais à trouver moi-même par tes mots,
tes paroles peuvent m’aider à atteindre à mon existence si je les répète ! Car
ils sont de moi, et que j’en sois fait d’eux. »
Écouter, le
répéter pendant les heures infinies. Il a regardé sa réflexion, il a parlé de
lui-même, il s’est parlé à lui-même. Les saisons passent, le soleil nous
échauffe, quelque fois il nous brule. Nous sommes condamnés, nous sommes
enchainés aux imitations : je ne suis qu'un écho, l’écho de sa voix et lui, il
est le reflet de lui-même.
J’avais
savouré les meilleurs gouts pendant ma vie ; j’ai siroté de manière assoiffée
du vin celui qui vague en moi et m’entoure, et les festins interminables où nous nous sommes
ingurgités tout. Ce n’était pas tout, j’ai gouté d’autres choses que la
nourriture et la boisson, et mon appétit était le même. Mais j’étais là quand il est
mort. Je voyais comment sa bouche a ouvert sans geindre, comment il a avalé la
Mort. « Le temps nous dévoue tous. », une phrase j’ai su toujours
sans comprendre, m’a frappé brusquement. La Mort était partout, la Mort était
dans sa bouche…
Quel
est son gout ? Chers amis, ne personne vivant peut partager ce savoir avec
nous. Comment on peut décrire la mort qui vague dans les veines ? Comment
se sent-on, quand on fusionne avec lui et notre propre corps est devenu le
sien ? c’est peut-être que la mort liquide est fatale ; un vivant ne
peut pas vivre s’il accepte que la mort se matérialise dans sa chair.
Mon
gout me quitte. Depuis ce jour, je vis avec la mort, je mange ma crainte, je
regorge mon être au sol. La mort était toujours en présence et, mon maitre,
vous avez raison comme l’habitude…
Gizem Aktaşlı
Une élégie pour une pierre esseulé
Un
temps extraordinaire dans la cité antique d’Assos. Je pense toujours que le
temps a l’habitude d’être aussi émerveillé quand je me sens mal. Soit-il pour
me rend bonheur, soit-il pour me moquer, on ne sait rien sur les faits du Dieu.
De quel dieu je parle ? Aujourd’hui, c’est la déesse Aphrodite que j’adresse.
La vue est
époustouflante. Vous pouvez presque deviner ce que Aristote avait ressenti
pendant qu’il était ici. Si vous regardez par ici, par le roc celui qui je
m’asseye, devant moi il y a un paysage marin tout bleu. Au loin, la silhouette
de Lésvos apparait, avec la brume blanche et nébuleuse sous son pied qui
ressemble à la neige. Je contemple ce panorama parfait en étant fasciné.
Seulement cette brume blanche marque les confins de la mer et du ciel, si elle
n’existe pas, on ne peut pas remarquer ou le ciel finit et la mer commence. Un
bleu infini peut vous dévorer. Ici, tout le chose semble bien proche, et dans
le même temps, semble si loin, si petit. Mais je ne veux plus me sentir
moi-même.
Je m’allonge sur un roc
épuisé. Peut-être autrefois il était la part du temple de derrière moi. Puisque
je le touche en caressant ses fentes rugueuses, je perçois qu’il restera ici
éternellement, alors qu’il n’y a plus de voix familière sauf celle de la nature,
ni de musique, ni de poème…une éternité avec les nuits qui passent silencieux.
Cette fatalité lourde… Ses blessures sont l’effet du temps et de la
déréliction, je voudrais que mes larmes puissent écouler fraternellement sur
lui.
Je tends oreilles aux
gémissements du roc, et parmi ces plaintes, je commence entendre et partager
avec lui cette connaissance seul entre nous, la voix de la nature. Le
frémissement des arbustes, le sifflement des insectes, le chuchotement du vent
qui nous porte les senteurs. « Qui, mon frère, t’a fait
injure ? ». Je sais ce que c’est de se sentir abandonné. Toi et une
part de moi, nous resterons ici ensemble pour toujours, sans bouger. Car nous
ne sommes plus indivisibles, nous sommes arrachés.
Gizem Aktaşlı
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